Inhibiteur de corrosion MFP voie gel2019-05-21T11:49:36+02:00

Inhibiteur de corrosion MFP voie gel

On le sait, le grand ennemi des ouvrages en béton armé, c’est la corrosion. Que se soit par carbonatation du béton ou pénétration des chlorures de sodium, empêcher les aciers de se corroder reste l’objectif numéro un dans la préservation de ces édifices. Dans ce cadre, les inhibiteurs de corrosion font partie des traitements à envisager, comme la technique dite MFP (Monofluoro phosphate de sodium) ou “phosphatation à froid”.

La Phosphatation à froid

Si pour les murs de soutènement, la solution de la PCCI protège les aciers, pour les parties élevées comme les voiles minces (voûtes) et parements extérieurs on lui préfère l’inhibiteur de corrosion MFP par voie gel. De façon générale, le MFP prévient l’accélération de la corrosion dans les zones proches des réparations. En effet, les réparations ponctuelles peuvent ralentir le phénomène, mais pas l’endiguer totalement, pour cela il faudrait complètement remplacer et traiter les zones contaminées.

Si le béton est carbonaté mais encore sain, un traitement MFP permet d’arrêter la corrosion. Idem pour le béton contaminé par des chlorures, ce qui permet de limiter les zones à retirer, et donc la quantité de travaux à effectuer. Ce fut par exemple l’objectif des travaux de restauration des façades du bâtiment Ninféi du Collège Stanislas à Paris, dont Novbeton s’est occupé il y a quelques temps. Cet ouvrage datant de 1967 avait besoin d’être rafraîchi, mais ne pouvait pas se permettre des années de travaux (cet établissement scolaire devant rester en service). L’utilisation de cette technique  – complétée par un hydrogommage et la réparation des zones abîmées – permet de réhabiliter les locaux au plus vite.

Comment marche le MFP ?

Le MFP peut s’utiliser dans 2 cas de figure : en ‘préventif’, ou lors de travaux d’assainissement. Par anticipation dès que les premiers signes de corrosion, et ceux pour endiguer le processus d’oxydation, mais aussi lorsque le béton est fissuré ou montre des signes d’écaillage (dû au gel). Cette utilisation préventive permet aussi d’augmenter la durabilité du béton sans en modifier l’apparence et ainsi préserver l’aspect de l’ouvrage.

On peut aussi utiliser le MFP durant les travaux d’assainissement. Après retrait des portions décollées et avant la pose de mortiers de réparation, il diminue le risque de corrosion des armatures sur de larges zones. Il permet aussi de limiter les portions à retirer et ainsi de conserver au maximum l’intégrité originelle de l’ouvrage. Ce qui est particulièrement appréciable pour la préservation d’édifices classés (comme pour les Monuments Historiques), mais aussi d’un point de vue financier

La première étape consiste à appliquer un gel porteur, formulé et breveté pour un taux de pénétration important. Ce produit va pénétrer le béton jusqu’à 50 mm et ainsi entrer en contact avec les armatures en acier visées. Au contact du métal, la solution va lancer une réaction chimique qui va former une couche de minéraux protecteurs à base de phosphates de fer et d’oxydes ferriques. Si l’acier n’est pas encore corrodé, ce traitement va lui permettre d’être plus résistant à la corrosion. Et si le métal souffre déjà d’une oxydation avancée, l’acier va se repassiver, c’est-à-dire que sa protection naturelle va se rétablir pour mieux le protéger de la carbonatation. Ainsi protégées, les armatures résistent beaucoup mieux à la corrosion et évite ainsi d’aboutir au craquellement et à la fragilisation du béton de peau.

Utilisée avec succès depuis 20 ans, cette technique brevetée permet également d’apporter une garantie décennale sur l’ouvrage traité. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin de conseils ou d’un diagnostic.

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