Tout sur la réalcalinisation !

Si le béton armé est un matériau solide, il subit néanmoins des dégradations dues à de nombreux facteurs. En effet, sa conception et son environnement qui, ensemble, entraînent des réactions pouvant nuire aux structures conçues avec ce matériau. La carbonatation est l’un des phénomènes les plus fréquents, mais aussi un des plus destructeurs. Parement endommagé, éclatement… sont autant de dégâts que la carbonatation peut engendrer. Fort heureusement, il existe de nombreuses solutions pour traiter le béton et les armatures qui souffrent de la corrosion. La déchloruration est l’une d’entre elles, mais aujourd’hui, Novbeton va vous expliquer la réalcalinisation.

Qu’est-ce que la carbonatation du béton ?

Commençons d’abord par expliquer ce qu’est la carbonatation du béton armé.
Lorsqu’on fabrique du béton armé pour la construction d’un édifice et qu’on le coule, le pH de celui-ci est fort. Cela entraîne la formation d’une couche d’hydroxyde de fer autour des armatures. On appelle cela la passivation. Grâce à cette protection, les armatures en acier sont à l’abri des réactions chimiques qui forment la rouille.
Problème : le béton absorbe le CO2 qui se trouve dans l’environnement. En milieu urbain, il est donc particulièrement exposé.
Le CO2 de l’air va donc réagir avec les composants du béton (acier, eau, ciment) et faire baisser le pH. Résultat, les ossatures sont exposées à la corrosion.
D’autres facteurs peuvent influencer et accélérer le processus. Tel que la température, les chlorures, l’humidité ainsi que la pollution sont des sources qui participent à la carbonatation.

Les conséquences de la carbonatation sur le béton armé

Nous venons de voir que la présence de CO2 va donc faire diminuer le pH au cœur du béton et que, par conséquent, les armatures vont se corroder et surtout infecter le reste de la structure. C’est d’ailleurs pour cela que l’on surnomme la carbonatation le « cancer du béton. » Une fois contaminé, l’acier va gonfler ce qui provoque des fissures, des épaufrures et même un éclatement du béton. Afin d’éviter de trop grosses dégradations et des travaux de restauration importants, des techniciens vont, au moindre doute, établir un diagnostic sur le terrain.

Ils vont également mesurer le pH pour constater s’il est bas ou non, et prendre les mesures nécessaires afin de réparer les dégâts, mais surtout, arrêter la corrosion.
Les méthodes de restauration traditionnelles consistent à supprimer le béton pour atteindre les armatures corrodées (cette intervention s’appelle « la purge »), éliminer la corrosion présente sur les aciers puis les protéger avec un produit de passivation appelé inhibiteur de corrosion. Ensuite, il faut bien entendu refaire du béton, ce qui peut poser des soucis d’ordre esthétiques et mécaniques, spécialement pour les édifices historiques et les bâtiments anciens en général.
Cependant, d’autres méthodes ont vu le jour. C’est le cas de la réalcalinisation.

Qu’est-ce que la réalcalinisation ?

La technique de réalcalinisation, ou ré-alcalinisation, est une méthode électrochimique . Elle qui permet de faire remonter le pH d’un béton carbonaté et ainsi recréer un milieu passif tel qu’il l’était à l’origine afin de protéger les armatures de la corrosion. Le traitement est à la fois préventif et curatif. Comment cela fonctionne ?

Pour un pH plus haut, on fixe un treillis métallique provisoire sur la surface du béton puis on le relie aux armatures qui se trouve dans le parement. On vient ensuite recouvrir le treillis et le parement d’une pâte électrolytique chargée en alcalins. Lorsque l’on branche le générateur de courant, deux phénomènes se produisent.

Migration de la solution

L’absorption de la solution alcaline se fait soit par capillarité, ou, dans le cas pésent, par électro-osmose grâce au champ électrique. Les ions alcalins présents dans la solution migrent alors dans le béton. jusqu’à atteindre le premier lit d’armatures, permettant ainsi de remonter le pH du béton.

L’électrolyse de l’eau

Cette réaction au niveau des armatures permet autour de celles-ci de générer des ions qui vont former autour de l’acier une sorte de protection.
La durée du traitement est variable, pouvant aller de quelques jours à quelques semaines, et va varier selon plusieurs critères dont notamment : l’état de l’édifice, le milieu dans lequel il se trouve ainsi que l’avancée du front de carbonatation.
Ensuite, il faudra contrôler le bon fonctionnement de la technique. On utilise alors un réactif coloré (appelé phénolphtaléine).

Pour parfaire le tout et maximiser la pérennité de la structure en béton, il est ensuite possible d’appliquer un traitement pelliculaire sur toute la surface du béton armé pour en assurer la protection.
L’avantage de la réalcalinisation est donc de redonner un milieu protecteur aux armatures enrobées dans le béton. Le but ? Préserver la structure et limiter les travaux de restauration aux endroits qui le nécessitent. Tout en garantissant une protection complète de l’ouvrage vis-à-vis de la corrosion. C’est pourquoi cette technique est particulièrement intéressante pour les édifices à l’architecture complexe, mais également pour les monuments historiques ainsi que les bâtiments anciens.
Utilisée par Novbeton, la technique de la réalcalinisation respecte donc l’aspect d’origine des monuments, parements, sculptures tout en assurant leur pérennité. L’aspect général reste intact.

Grâce à notre savoir-faire et nos professionnels de talent, nous répondrons à vos besoins, aussi bien pour vous apporter notre expertise que pour restaurer en se conformant aux exigences des bâtiments. N’hésitez donc pas à faire appel à Novbeton pour tous vos travaux de restauration.

2020-01-14T11:51:16+02:00