Le béton armé fête ses 200 ans !

À l’occasion de cette fête toute particulière, revenons sur cette invention Française ayant traversé les siècles et qui a très largement révolutionné le paysage architectural urbain mondial.

Pour la petite histoire …

Il faut savoir que même si officiellement le béton armé a près de 200 ans cette année, on a découvert des traces de cette technique – que l’on appelait à l’époque le chaux vive –   il y a plus de deux mille ans chez les Romains. Cette matière sèche alcaline ou fortement basique était obtenue par calcination du calcaire. Elle était fabriquée artisanalement dans un four à chaux, d’où son nom… De couleur blanche, on s’en servait dans la construction ainsi que pour les assises et fondations des voies et bâtiments. Il faudra attendre 1786 pour que le premier ciment artificiel soit inventé par le grenoblois Louis Joseph Vicat ! En 1845, le jardinier Français Joseph-Louis Lambot optera pour la première combinaison d’armatures et de mortiers. Elle fut d’ailleurs rebaptisée lors du dépôt de brevet  « ferciment ».  C’est ensuite un autre jardinier Joseph Monier qui utilisera cette technique pour solidifier les bassins et réservoirs d’eau.  Il déposera en 1867, un brevet pour « un système de caisses-bassins mobiles en fer et ciment applicables à l’horticulture ».  Mais il faudra attendre François Hennebique  en 1879 pour que la première dalle de béton telle qu’on la connaît soit coulée.  De fil en aiguille, le béton armé sera utilisé pour de nombreux projets notamment les premiers gratte-ciels dans les années 1880 ou encore en 1899, pour le premier pont civil en béton armé de France : le pont Camille-de-Hogues à Châtellerault (lien vers réalisations). Suivra la construction des docks de Manchester, du tunnel de Newcastle ou encore du stade de Lyon…

Le béton au service de l’art et de l’architecture

Auguste Perret, Claude Costy, le Corbusier… Le béton ce n’est pas que du génie civil, c’est aussi 200 ans d’inventions architecturales de génie et d’œuvres artistiques intemporelles dont les années 50 seront particulièrement fécondes.

La Tour Perret du nom éponyme de son constructeur, sera la première tour en béton armé du monde.  Trônant au milieu du parc Mistral de Grenoble, elle sortira de terre en 1924. Cette œuvre architecturale mesure 95 mètres et repose sur des fondations de 15 mètres. Sa forme octogonale et son diamètre étroit de 8 mètres à la base lui donne cette originalité connue et cette marque très typique de l’architecture moderne. Elle sera d’ailleurs classée aux monuments historiques en 1998. Durant ces années d’            après-guerre, un autre artiste cassera les codes du béton en bâtissant une demeure  « bulle » tout de rond vêtue… Créée comme une caverne onirique, cette œuvre donne naissance au courant de l’auto-construction en voile de béton. Claude Costy développe ainsi une technique souple de ferraillage et de béton projeté, qui offre une plus grande liberté d’expression.

Les années 50 verront aussi naître entre 1947 et 1952 la Cité radieuse ( lien vers votre article) ou « la maison du fada »  de l’architecte le Corbusier. Une autre œuvre magistrale qui mêle l’architecture moderne, l’art et le béton.  Bâti sous forme de barre sur pilotis en forme de piétements évasés à l’aspect brutaliste, ce chef-d’œuvre tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un « village vertical » appelé aussi « Unité d’habitation ».

Le béton traverse le temps, mais son empreinte s’altère

Il faut savoir que les œuvres faites en béton ou en béton armé ne sont pas éternelles et peu d’entre elles échappent à la détérioration. Par exemple la fameuse Tour Perret, édifiée au début du XXe siècle avec le ciment de «  flambeau »  a subi incontestablement  les méfaits du temps. Huit millions d’euros seront nécessaires pour contrer l’érosion et lui rendre son apparence de jeunesse. Le chantier prévu jusqu’en 2021 sera financé par l’Etat, les collectivités locales et le mécénat privé. Celui-ci servira d’ailleurs de test mondial pour la restauration d’autres édifices construits en béton armé. C’est précisément sur cette problématique que notre entreprise intervient. NOVBETON se spécialise dans la rénovation et de la restauration des ouvrages en béton classés Monuments Historiques, des ouvrages d’arts ou de structures diverses.

Nous sommes intervenus sur le pont Camille-de-Hogues de Châtellerault, précédemment évoqué, qui à cause de son ancienneté ainsi que la circulation de plus de 5 000 véhicules par jour avait été inexorablement détérioré. La pénétration de dioxyde de carbone avait provoqué l’oxydation des armatures et l’éclatement des bétons, rendant la structure instable et précaire. Le chantier de rénovation avait été lancé en 2006, pour une durée de 3 ans. NOVBETON avait été retenu pour prendre en charge le traitement et la restauration des bétons.

 

 

 

2018-02-05T16:10:26+02:00